Le réseau Greenpeace est l’une des organisations non gouvernementales environnementales les plus connues au monde, qui lutte pour la protection de l’environnement, la paix et le développement durable. Elle a été fondée en 1971 au Canada, lorsqu’un groupe d’activistes a décidé de s’opposer aux essais nucléaires prévus près de l’île d’Amchitka, en Alaska.
C’est précisément ce premier conflit environnemental direct qui a jeté les bases du mouvement mondial Greenpeace. Comme on le sait, le nom provient de la combinaison des mots « green » (vert) et « peace » (paix), qui soulignent les valeurs fondamentales de l’organisation. Pour en savoir plus sur l’évolution de l’organisation, les actions mondiales qu’elle a menées à Montréal et ce qu’elle propose actuellement à ses partisans, rendez-vous sur imontreal.net.
Greenpeace : de l’écologie mondiale aux initiatives locales

Les premières campagnes de l’organisation étaient axées précisément sur les essais nucléaires. Puis vinrent la protection des baleines, l’arrêt du déversement de déchets toxiques, et par la suite, un large éventail d’autres problèmes environnementaux. Parmi ceux-ci figuraient le changement climatique, la déforestation, la pollution des océans et la préservation de la biodiversité. Greenpeace est connu pour ses actions directes non violentes, qui ont souvent attiré l’attention internationale et changé la perception du public sur les problèmes environnementaux.
Quant à l’idée même de protection de la nature, qui a été à l’origine de la création de Greenpeace, elle est apparue dans le contexte des catastrophes écologiques mondiales et des menaces qui se sont profilées à la fin du XXᵉ siècle. Par exemple, en 1971, un groupe d’activistes canadiens s’est réuni pour s’opposer aux essais nucléaires sur l’île d’Amchitka.
C’est précisément cette action audacieuse qui a jeté les bases d’un mouvement dont le nom est rapidement devenu célèbre dans le monde entier. Soit dit en passant, la première action a eu un effet symbolique et politique qui a largement dépassé son ampleur. Bien que les militants n’aient pas pu physiquement empêcher l’explosion, leur protestation a attiré l’attention internationale sur le problème des essais nucléaires. Sous la pression de l’opinion publique, le gouvernement américain a alors mis fin aux essais sur l’île, et Amchitka a par la suite obtenu le statut de territoire protégé.
Dès ses débuts, l’organisation a choisi la voie de la protestation non violente, de l’action directe et de la sensibilisation de la société aux problèmes environnementaux. Greenpeace est connue pour ses actions contre les essais nucléaires, la pollution industrielle des océans, la chasse commerciale à la baleine, la déforestation et les changements climatiques.
Les militants ont recours à des actions audacieuses et visibles, allant des bateaux dans l’océan qui gênent les baleiniers au déploiement d’affiches géantes sur les bâtiments gouvernementaux. Ils veulent ainsi inciter les médias et la société à parler des problèmes environnementaux.
Parmi les principes fondamentaux de Greenpeace figurent l’indépendance vis-à-vis des fonds provenant d’entreprises ou de gouvernements et le financement exclusif par des donateurs privés. Ce modèle permet à l’organisation de ne faire aucun compromis dans le choix de ses priorités et de ses campagnes.
Dans leur travail, les militants s’appuient sur des recherches scientifiques et collaborent avec des écologistes, des juristes et des initiatives citoyennes afin de transformer leurs actions en changements concrets dans la politique et le comportement de la société.
Greenpeace à Montréal — histoire

Au Canada, Greenpeace est apparu presque immédiatement après sa création mondiale, et dès le début des années 1970, la première action contre les essais nucléaires y a été organisée. Au fil du temps, les activités de l’organisation se sont développées et Greenpeace Canada a vu le jour, une antenne nationale qui coordonne les campagnes pour la protection de la nature, la justice climatique et la protection des écosystèmes dans tout le pays.
Montréal étant l’une des principales villes du pays, elle abrite le bureau local de Greenpeace Canada. Les militants s’occupent non seulement des questions environnementales internationales, mais aussi des questions locales, parmi lesquelles la protection de l’air et de l’eau, la réduction de la dépendance aux combustibles fossiles, le contrôle des risques environnementaux pour les habitants, la promotion des énergies renouvelables et des transports durables, etc.
La spécificité du travail à Montréal réside dans la combinaison des défis environnementaux mondiaux et des besoins locaux des communautés, allant de la qualité de l’air dans la métropole à la préservation de la biodiversité dans les zones forestières frontalières de tout le Québec.
En ce qui concerne les méthodes de lutte, elles restent traditionnellement militantes. Il s’agit généralement d’actions publiques, de coopération avec les communautés, d’actions en justice, de campagnes sur les réseaux sociaux, de campagnes d’information et de partenariats avec des scientifiques. L’organisation ne bénéficie d’aucun soutien officiel de la part d’un parti politique ou d’une entreprise ; ses activités sont financées exclusivement par les contributions volontaires des citoyens.
Cela permet de conserver son indépendance et son intransigeance en matière de politique environnementale.
Actions emblématiques et influence de Greenpeace à Montréal

Bien sûr, les actions de Greenpeace ne pouvaient pas ignorer Montréal : au cours des dernières années, plusieurs actions ont eu lieu ici, et elles ont eu un grand retentissement. Ainsi, lors de la conférence internationale COP15 sur la protection de la biodiversité, les militants ont manifesté dans le centre-ville, soulignant l’importance de la préservation des espèces et la nécessité pour les gouvernements de prendre des mesures ambitieuses dans la lutte pour l’avenir de la planète.
Ce n’était pas une simple manifestation, mais un message d’envergure mondiale soutenu par des milliers de personnes à travers tout le Canada. D’autres actions locales ont également été menées, notamment le déploiement de banderoles sur des bâtiments emblématiques de Montréal pour exiger du gouvernement qu’il renonce à l’extension des oléoducs, qu’il lutte contre les émissions toxiques et qu’il soutienne la transition vers les énergies renouvelables.
Ces actions, même si elles n’ont pas toujours conduit immédiatement à des changements législatifs, ont suscité un écho dans la société et contribué à sensibiliser les Montréalais à l’environnement.
En 2018, les militants de Greenpeace ont mené l’une des actions les plus retentissantes de la ville pour soutenir la lutte contre l’extension des oléoducs au Canada. Un groupe d’activistes a escaladé la tour du stade olympique, l’un des bâtiments les plus hauts et les plus reconnaissables de la ville, et y a déployé une grande banderole critiquant les décisions fédérales concernant le transport du pétrole.
Cette action visait à attirer l’attention du public et des autorités gouvernementales sur les risques environnementaux liés à l’augmentation de l’extraction et du transport des combustibles fossiles, ainsi qu’à rappeler la nécessité pour le Canada de respecter ses engagements en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre.
Cette initiative très audacieuse de Greenpeace a combiné à la fois une protestation visible et une manifestation publique. Elle est devenue un exemple frappant de l’influence directe et non violente des militants sur la société, la politique et les politiciens. Soit dit en passant, cette action a attiré l’attention des médias, mobilisé des militants locaux et montré que la lutte pour l’écologie peut être à la fois créative, efficace et symbolique.
Greenpeace à Montréal : réalisations et défis

Aujourd’hui, Greenpeace continue d’être un acteur actif et influent dans le domaine de la politique environnementale à Montréal et au Canada en général. L’organisation s’oppose à l’exploitation excessive des combustibles fossiles, milite pour des décisions climatiques équitables et pour la protection des ressources en eau et de la biodiversité. Bien que certaines de leurs revendications puissent sembler radicales pour certains cercles politiques, beaucoup d’entre elles finissent par faire partie du consensus social et des programmes gouvernementaux.
En même temps, Greenpeace, c’est pas juste une organisation de protestation. L’organisation combine des actions directes avec des analyses, des justifications scientifiques et un travail avec les communautés. C’est précisément cet équilibre entre pression et dialogue qui lui permet de rester une force visible dans le mouvement écologiste et d’influencer l’élaboration de la politique climatique actuelle.
Sources :
- https://globalnews.ca/news/9334545/montreal-cop15-greenpeace-banner/
- https://www.greenpeace.org/canada/en/about-us/
- https://www.britannica.com/topic/Greenpeace
- https://toronto.citynews.ca/2018/07/19/greenpeace-members-climbing-olympic-stadium-tower-in-montreal/
- https://www.greenpeace.org/canada/en/press-release/3595/press-release-greenpeace-canada-activists-climbed-montreals-olympic-park-tower-to-protest-the-trans-mountain-pipeline-expansion/