{"id":17277,"date":"2023-02-27T11:13:10","date_gmt":"2023-02-27T16:13:10","guid":{"rendered":"https:\/\/imontreal.net\/?p=17277"},"modified":"2025-08-14T17:05:34","modified_gmt":"2025-08-14T21:05:34","slug":"lhistoire-du-premier-hopital-de-montreal","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/imontreal.net\/fr\/eternel-17277-lhistoire-du-premier-hopital-de-montreal","title":{"rendered":"L&rsquo;histoire du premier h\u00f4pital de Montr\u00e9al"},"content":{"rendered":"\n<p>L&rsquo;H\u00f4tel-Dieu, dont le nom signifie litt\u00e9ralement \u00ab\u00a0l&rsquo;auberge de Dieu\u00a0\u00bb, a \u00e9t\u00e9 fond\u00e9 \u00e0 l&rsquo;initiative de Jeanne Mance pour soigner les malades qui ne pouvaient pas se permettre de se faire traiter ailleurs. Pour en savoir plus, visitez <a href=\"https:\/\/imontreal.net\/fr\/\" data-type=\"link\" data-id=\"https:\/\/imontreal.net\/fr\/\">imontreal<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">La fondation du premier h\u00f4pital<\/h2>\n\n\n\n<p>Arriv\u00e9e de France sur l&rsquo;\u00eele de Montr\u00e9al en 1642, Jeanne Mance fonde le fort de Ville-Marie (aujourd&rsquo;hui Montr\u00e9al) aux c\u00f4t\u00e9s de Paul de Chomedey de Maisonneuve. Au d\u00e9but, elle exerce la m\u00e9decine dans un petit local de la rue Saint-Paul, qui comprend une cuisine, sa chambre, une chambre pour les domestiques et une salle des malades dot\u00e9e de huit lits.<\/p>\n\n\n\n<p>Trois ans plus tard, un h\u00f4pital en pierre est construit en dehors du fort. Il sert \u00e0 la fois de paroisse, de refuge et de centre \u00e0 la nouvelle colonie, qui s&rsquo;\u00e9tendra par la suite autour de lui. La construction, qui co\u00fbte 8 000 livres sterling, est financ\u00e9e par la duchesse d&rsquo;Aiguillon, Marie-Madeleine de Vignerot. Elle continuera \u00e0 faire des dons pour am\u00e9liorer et agrandir l&rsquo;h\u00f4pital.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1659, Jeanne Mance retourne en France pour recruter trois religieuses hospitali\u00e8res de Saint-Joseph, Marie Guesnet, Anne Le Cointre et Marie Forestier, qui l&rsquo;aident \u00e0 soigner les patients.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1672, l&rsquo;h\u00f4pital compte trois salles pour les patients, soit 50 lits au total. L&rsquo;une est r\u00e9serv\u00e9e aux femmes, une autre aux hommes, et la troisi\u00e8me aux officiers et aux riches.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"800\" height=\"600\" src=\"https:\/\/cdn.imontreal.net\/wp-content\/uploads\/sites\/40\/2023\/02\/17110321\/image4-2.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-12672\" srcset=\"https:\/\/cdn.imontreal.net\/wp-content\/uploads\/sites\/40\/2023\/02\/17110321\/image4-2.png 800w, https:\/\/cdn.imontreal.net\/wp-content\/uploads\/sites\/40\/2023\/02\/17110321\/image4-2-300x225.png 300w, https:\/\/cdn.imontreal.net\/wp-content\/uploads\/sites\/40\/2023\/02\/17110321\/image4-2-768x576.png 768w, https:\/\/cdn.imontreal.net\/wp-content\/uploads\/sites\/40\/2023\/02\/17110321\/image4-2-696x522.png 696w\" sizes=\"auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Qui pouvait se faire soigner \u00e0 l&rsquo;h\u00f4pital ?<\/h2>\n\n\n\n<p>\u00c0 l&rsquo;\u00e9poque, les personnes ais\u00e9es faisaient appel \u00e0 des m\u00e9decins \u00e0 domicile pour se faire soigner. L&rsquo;h\u00f4pital accueillait donc tous ceux qui avaient besoin d&rsquo;aide mais qui n&rsquo;avaient pas les moyens de se payer de tels services. Ils \u00e9taient soign\u00e9s, nourris et h\u00e9berg\u00e9s gratuitement. Une grande partie des patients \u00e9taient des personnes \u00e2g\u00e9es dont le maintien \u00e0 domicile n&rsquo;\u00e9tait pas possible.<\/p>\n\n\n\n<p>En temps de guerre, l&rsquo;h\u00f4pital accueillait les militaires bless\u00e9s et les marins tomb\u00e9s malades au cours de voyages dans des conditions d&rsquo;insalubrit\u00e9. Les femmes s&rsquo;y rendaient \u00e0 la suite de blessures domestiques ou apr\u00e8s des accouchements difficiles, bien qu&rsquo;elles accouchaient g\u00e9n\u00e9ralement \u00e0 la maison avec l&rsquo;aide de sages-femmes. Les hommes y \u00e9taient souvent trait\u00e9s pour des blessures li\u00e9es \u00e0 leur profession : agriculture, p\u00eache, chasse, etc.<\/p>\n\n\n\n<p>En p\u00e9riode de grippe ou de bronchite, l&rsquo;h\u00f4pital \u00e9tait tr\u00e8s fr\u00e9quent\u00e9, mais la situation \u00e9tait particuli\u00e8rement difficile lors des \u00e9pid\u00e9mies de variole, de tuberculose et de chol\u00e9ra.<\/p>\n\n\n\n<p>Jeanne Mance meurt en 1673. La direction de l&rsquo;h\u00f4pital est alors confi\u00e9e aux religieuses qu&rsquo;elle avait fait venir de France.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Incendies et destructions<\/h2>\n\n\n\n<p>En juin 1755, un incendie d\u00e9truit compl\u00e8tement l&rsquo;h\u00f4pital. Les religieuses tentent de le reconstruire, ce qu&rsquo;elles parviennent \u00e0 faire partiellement quelques ann\u00e9es plus tard. En 1759, lors du si\u00e8ge de la ville, l&rsquo;h\u00f4pital est de nouveau endommag\u00e9 par des tirs de canon. Une partie des moulins est \u00e9galement d\u00e9truite et du b\u00e9tail est tu\u00e9. Les religieuses sont alors contraintes de trouver des fonds pour la reconstruction. Elles vendent une partie des terres et proposent des services de blanchisserie et de boulangerie.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1784, l&rsquo;h\u00f4pital reprend son activit\u00e9. Il ne dispose plus que de 18 lits. En 1826, il en compte 30, et ce nombre augmente chaque ann\u00e9e. L&rsquo;h\u00f4pital devient un lieu d&rsquo;enseignement en collaborant avec la facult\u00e9 de m\u00e9decine de l&rsquo;universit\u00e9 Laval. Les \u00e9tudiants et les professeurs y sont d\u00e9sormais accueillis.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1861, l&rsquo;h\u00f4pital ne peut plus s&rsquo;agrandir. Il est donc d\u00e9plac\u00e9 au pied du mont Royal, loin du centre-ville pollu\u00e9. L&rsquo;air de la montagne est, de plus, b\u00e9n\u00e9fique pour la sant\u00e9 des patients. Le complexe se compose d&rsquo;un couvent, de l&rsquo;h\u00f4pital, d&rsquo;un orphelinat et d&rsquo;une chapelle. Une partie du mur de pierre qui entoure l&rsquo;h\u00f4pital a \u00e9t\u00e9 conserv\u00e9e. Les restes de Jeanne Mance et des premi\u00e8res hospitali\u00e8res sont r\u00e9inhum\u00e9s dans la crypte de la chapelle.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/cdn.imontreal.net\/wp-content\/uploads\/sites\/40\/2023\/02\/17110318\/img_63fcd744da35e.png\" alt=\"\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>Depuis 1996, l&rsquo;H\u00f4tel-Dieu fait partie du Centre hospitalier de l&rsquo;Universit\u00e9 de Montr\u00e9al (CHUM).<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&rsquo;H\u00f4tel-Dieu, dont le nom signifie litt\u00e9ralement \u00ab\u00a0l&rsquo;auberge de Dieu\u00a0\u00bb, a \u00e9t\u00e9 fond\u00e9 \u00e0 l&rsquo;initiative de Jeanne Mance pour soigner les malades qui ne pouvaient pas se permettre de se faire traiter ailleurs. 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