La Basilique Notre-Dame de Montréal a été le premier lieu de culte du Canada construit dans le style néo-gothique. Ce monument architectural unique, situé au cœur du Vieux-Montréal, attire chaque année plus de 11 millions de visiteurs. Pour en savoir plus, visitez imontreal.
La construction de la basilique

L’histoire de la Basilique Notre-Dame de Montréal débute en 1823 avec la création de l’association caritative « La Fabrique de la paroisse Notre-Dame ». Son rôle était de collecter les fonds nécessaires et de choisir l’architecte pour la construction du lieu de culte.
Le projet fut confié à l’architecte new-yorkais James O’Donnell, qui avait déjà réalisé plusieurs bâtiments dans la ville. Fervent adepte du style néo-gothique, très en vogue en Europe et aux États-Unis, O’Donnell s’est inspiré de la cathédrale Notre-Dame de Paris et de l’église Saint-Sulpice pour concevoir la cathédrale montréalaise.
La première pierre fut posée en 1824, mais la construction s’étala sur 35 mois. En raison des hivers rigoureux, les travaux ne pouvaient se dérouler que d’avril à octobre. Bien que la basilique ait été achevée et consacrée en 1829, une partie du projet restait à réaliser. Les tours ne furent construites que dans les années 1840, et la construction ne s’acheva complètement qu’en 1872. Les finitions intérieures prirent encore sept années supplémentaires.
L’architecte James O’Donnell est décédé en 1830, sans jamais avoir pu admirer son œuvre terminée. Il repose d’ailleurs dans la crypte de l’église qu’il a conçue, où une plaque commémorative a été installée en son honneur.
En 1889, la Chapelle du Sacré-Cœur fut construite pour accueillir des cérémonies de moindre envergure, comme des mariages ou des funérailles. Elle fut consacrée le 8 décembre 1891. Ravagée par un incendie en 1978, la chapelle fut reconstruite en 1980.
Une splendeur intérieure

L’intérieur, habillé de bleu et d’or, est enrichi de boiseries, de tableaux religieux et de vitraux colorés créés par l’artiste québécois Jean-Baptiste Lagacé. Ces vitraux racontent des scènes de l’histoire du Vieux-Montréal.

L’une des pièces maîtresses de la basilique est son grand orgue à quatre claviers, qui compte plus de 7 000 tuyaux. Du haut de ses 10 mètres, il est le deuxième plus grand orgue du monde. Seul un organiste de talent peut en jouer. Il est possible d’apprécier sa sonorité unique lors des messes et des cérémonies, lorsque cet instrument remplit l’immense espace de sa musique mélodieuse.
Des événements marquants

En plus d’être un lieu de prière et de célébration de la messe, la basilique Notre-Dame est le théâtre d’événements nationaux importants. Depuis 1918, elle accueille chaque année les cérémonies marquant la fondation de la ville.
Plusieurs funérailles de personnalités célèbres s’y sont également tenues, notamment celles de Sir George-Étienne Cartier, premier ministre de la province du Canada et « père » de la Confédération canadienne ; de Pierre-Elliott Trudeau, 15e premier ministre du Canada ; de Maurice Richard, le légendaire hockeyeur des Canadiens de Montréal, qui a remporté huit Coupes Stanley ; de Charles Daudelin, sculpteur et artiste renommé ; et de Bernard Landry, 28e premier ministre du Québec.
La Basilique Notre-Dame de Montréal a aussi été le lieu de grands mariages. Le 17 décembre 1994, un événement particulièrement médiatisé a eu lieu : le mariage de la célèbre chanteuse Céline Dion. La cérémonie, somptueuse, a été diffusée à la télévision canadienne. Une foule de fans s’était rassemblée devant la basilique pour célébrer et apercevoir leur idole. La mariée portait une robe volumineuse signée Mirella et Steve Gentile, ornée de milliers de strass, avec une traîne de six mètres de long. Sa coiffe, recouverte de cristaux Swarovski, pesait plus de trois kilogrammes.