Le ski à Montréal existe depuis plus d’un siècle. En 1879, le pionnier norvégien du ski, M. Birch, a même organisé une expédition entre Montréal et Québec. À cette époque, les skis étaient des planches en bois d’une longueur de 9 pieds et d’une largeur de 4 pouces, qui étaient solidement fixées aux deux pieds. Pour plus de détails sur le développement du ski de masse à Montréal en général, et sur sa partie la plus passionnante, le ski alpin, consultez imontreal.net.
Les débuts du ski

Les Canadiens français, qui avaient emprunté l’invention des aborigènes pour se déplacer sur la neige et qui étaient donc plus habiles dans la pratique de la raquette pour les déplacements hivernaux, appelèrent cet étrange équipement les raquettes norvégiennes. Il s’agit de ski. M. Birch décide de marcher le long de la route du Schmen du Roi. Il traverse des villages locaux, où des jeunes gens qui le rencontrent, intéressés par sa façon de rouler sur la neige, l’accompagnent et adoptent la pratique du ski.
Après cette expédition célèbre et très médiatisée, de nombreux adeptes de la raquette sont apparus à Montréal et dans ses environs et se sont mis à pratiquer le ski. On peut dire que c’est ainsi que le ski a fait son entrée à Montréal. Mais sa reconnaissance officielle a lieu en 1904, lors de la fondation du Club de ski de Montréal. Les initiateurs sont un groupe de professeurs de l’Université McGill. Au début, le ski est pratiqué par les immigrants scandinaves et les représentants de la communauté anglophone.
Mais il a rapidement suscité l’intérêt des Canadiens français et s’est étendu à d’autres régions du Québec. Il est intéressant de noter qu’à l’époque, il n’y avait pas de différence entre le ski de fond et le ski alpin.
Après cela, comme on dit, c’était fini. En 1919, Champlain Provenche, ancien champion de patinage de vitesse, fonde le Mont-Royal Ski Club of America. Ses membres sont pour la plupart des Canadiens français. En 1925, le club organise une course de ski à Sainte-Agathe-Mont-Rolland dans les Laurentides.
Quant à ces derniers, c’est le développement du Petit Train du Nord qui a permis aux Montréalais de découvrir ces merveilleux endroits où l’on peut skier. Dans les années 1930, grâce aux efforts inlassables de Jackrabbit Johannsen, une légende norvégienne qui aimait le ski plus que tout dans sa vie, un immense réseau de pistes de ski a été créé, qui est devenu plus tard la base de l’industrie moderne du ski dans les Laurentides. Parmi elles, la célèbre Maple Leaf Trail, un corridor de 128 km de long qui relie Shobridge à Label, en passant par le Mont Tremblant.
Aujourd’hui, le ski de fond est accessible à tous, et les étranges longs bâtons aux pieds ne surprennent plus, et ils ne sont plus en bois. Ainsi, environ 200 000 Montréalais pratiquent le ski de fond. On peut le faire dans les nombreux parcs de la ville aménagés pour ce sport. Plusieurs centres de ski dans les régions de Monterey, des Laurentides et de l’Estrie attirent des milliers de skieurs chaque hiver. Il existe plusieurs écoles de ski et clubs de compétition.
Ski alpin — début

Le ski alpin est apparu comme une variante du ski de fond sur terrain plat. Contrairement au ski classique, le ski alpin est considéré comme plus agréable, car il est plus extrême, plus rapide et plus passionnant.
C’est peut-être en réponse à cette demande qu’en février 1941, les membres du club de ski de Mont-Orford ont officieusement pris d’assaut les pentes du parc national du même nom. La première descente officielle a eu lieu en 1941, et le premier chalet a été construit en 1942. Le développement de cette région s’est accéléré après la guerre, notamment grâce à l’installation du plus long téléski du Canada en 1961 et à l’introduction de la neige artificielle. Mais cela s’est produit beaucoup plus tard.
Jusqu’à présent, les autorités locales se sont réjouies de la réalisation de ce moment historique, dont tout le monde était extrêmement fier, qui mettait en évidence l’évolution, la modernisation et l’impact social du Mont-Orford dans la région à l’époque.
En 2021, alors que la station de ski, située à 1,5 heure de route de Montréal, célébrait son 80ᵉ anniversaire, elle a diffusé, en collaboration avec la Société historique de Magog, quelques-uns des moments les plus intéressants de son histoire et de son évolution. La campagne s’est déroulée tout au long de l’hiver et les organisateurs ont invité le public à partager de nombreux souvenirs qui ont permis à tous les téléspectateurs et aux habitués de la station de remonter le temps.
Si l’on rappelle l’histoire du parc lui-même, il a été créé en 1938, après la signature d’un accord intercommunal dans lequel chacune des parties à la propriété acceptait de céder des terrains pour permettre la création d’une zone protégée. Outre la station de ski, plusieurs autres installations y ont été construites. Un terrain de golf a été construit au début des années 1940. Un camping et un centre d’art ont été construits dans le parc en l’honneur d’Expo 67.
Développement d’une station de ski

Des changements dans l’organisation du parc ont eu lieu en 1976, lorsque le gouvernement du Québec a agrandi le territoire du Mont Orford par expropriation, le faisant passer de 40 kilomètres carrés à 58,37. Cet agrandissement a été rendu possible par le retrait de toutes les activités commerciales du parc. Cette innovation a également touché la station de ski qui, bien qu’elle soit restée au même endroit, ne faisait pas officiellement partie du parc, ce qui aurait pu réduire sa taille.
Et après les auditions publiques de fin mars 1979, lorsque le parc est devenu un parc récréatif, les activités de plein air et la protection de l’environnement se sont déroulées sur le même territoire. Ainsi, comme les autres parcs du réseau de la Sépaq, le parc national du Mont-Orford est une aire protégée de la province de Québec. Cela signifie que toute activité qui s’y déroule ne doit pas perturber son écosystème, mais le protéger. De plus, les activités récréatives doivent se dérouler à l’intérieur de l’aire désignée.
Mais revenons à la station de ski. Après l’aménagement des pentes en 1941-1942, en même temps que les premières pistes de ski, certains changements ont commencé à se produire, améliorant les conditions pour les amateurs de ski. En 1956, le char Bombardier Muskeg a été acheté. Il était utilisé non seulement pour le damage des pistes, mais aussi pour le transport des skieurs.
Trois ans plus tard, alors que le char ne pouvait plus accueillir tous ceux qui souhaitaient se reposer, il a été décidé d’installer le premier téléski double sur la piste d’Orford. En plus de simplifier grandement la procédure pour se rendre au sommet, il s’agit de la plus longue remontée mécanique du genre au Canada à l’époque. Et en 1972, un nouveau téléski à deux chaises est installé, ce qui permet d’augmenter la fréquence des remontées de 25 %.
Neige artificielle et premières compétitions

D’une certaine manière, 1984 a été une année charnière, lorsque la production de neige a commencé et a couvert 50 % du domaine skiable. La production de neige artificielle a permis de skier presque toute l’année. L’inauguration du premier télésiège quatre places a suivi et, en 1988, trois nouvelles pistes de ski ont été ouvertes sur le versant est du Mont Giroux. Il s’agit de Sherbrooke, Slalom et Pass Montagne.
Ainsi, la station de ski du Mont Orford se développe au point où il devient possible d’organiser des compétitions officielles, qui ont lieu en 1993. Cette compétition réunissait les meilleurs skieurs acrobatiques, dont Lloyd Langlois, Nicolas Fontaine, Philippe Laroche, Alain et Dominique Laroche, David Fontaine et Jean-Marc Rozon. Depuis, certaines pentes du Mont Orford ont été nommées en l’honneur de ces athlètes.
Sources :