9 février 2026

Le mouvement bénévole de la métropole — pages d’histoire de la fondation de la ville à nos jours

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À Montréal, ainsi que dans la province de Québec en général, le bénévolat remonte au 17e siècle et a pris de nombreuses formes. Les plus courantes ont été et sont encore l’organisation et la gestion de divers événements caritatifs, la participation de bénévoles à des événements de masse, tels que les sports, la collecte de fonds de porte-à-porte et la fourniture de soins ou d’assistance à des personnes dans le besoin, etc.

On sait que près de 2 millions de Québécois, soit 22 % de la population de la province, ont bénéficié de la générosité d’organisations caritatives et sans but lucratif. Et quand le mouvement bénévole a-t-il commencé dans la province en général, et à Montréal en particulier,  lire la suite imontreal.net.

Les épis du bénévolat

Au XVIIe siècle, les paysans québécois s’associent pour effectuer une partie des travaux agricoles. S’ils ne l’avaient pas fait, ils auraient probablement eu de la difficulté à survivre sur ces nouvelles terres. Par exemple, il est peu probable qu’une seule personne ait pu défricher la terre pour la cultiver. Et la récolte des cultures à cette époque et dans ces conditions climatiques n’était pas une tâche facile, pas plus que la construction de maisons.

Ainsi, cette entraide volontaire peut être considérée comme les premiers actes de bénévolat, bien qu’à l’époque on ait pu parler d’entraide ordinaire. Quoi qu’il en soit, en 1688, après le grand incendie de Québec, les habitants de la province créent le Bureau des pauvres. Dès le nom, on comprend qu’il s’agit d’un bureau bénévole qui s’occupe d’une manière ou d’une autre des pauvres. Il fournissait de l’argent, de la nourriture et des vêtements aux pauvres.

Parmi les communautés religieuses de Montréal qui ont joué un rôle crucial dans l’aide aux pauvres, citons les Sœurs de Saint-Joseph, les Sœurs de la Congrégation de Notre-Dame et les Sœurs Grises. Ces communautés sont impliquées dans l’éducation, les soins de santé et le soutien aux pauvres.

Comme c’est souvent le cas 41, le mouvement bénévole prend un relief particulier à la suite de diverses catastrophes, qu’elles soient naturelles ou sanitaires. C’est aux XVIIIe et XIXe siècles, après les épidémies de choléra qui ont frappé Montréal en 1832 et 1849, ainsi que la tristement célèbre épidémie de typhoïde de 1847, que des bénévoles se sont portés au secours des malades et des pauvres. C’est à cette époque que les organisations de bénévoles ont commencé à se structurer et à se développer.

Les premières organisations de volontaires

C’est à cette époque qu’un grand nombre des premières initiatives structurées visant à répondre aux besoins de la société ont émergé, des ONG.12 Par exemple, la célèbre Société de Saint-Vincent de Paul,15, dont on sait qu’elle a vu le jour au Québec en 1846 et, quelques années plus tard, à Montréal. Cette société s’occupait des entrepôts de vêtements distribués aux pauvres, aidait ces derniers à trouver du travail et, déjà à l’époque, faisait des visites à domicile pour offrir de l’aide.

En 1851, l’Association des jeunes chrétiens est fondée à Montréal et, vers 1875, l’Association des jeunes femmes chrétiennes est établie dans la métropole, ainsi qu’à Québec. L’objectif principal de ces organisations est d’améliorer la vie des hommes et des femmes de la ville qui, pour une raison ou une autre, se trouvent dans une situation économique difficile.

C’est ainsi que ces organisations ont créé des bureaux de placement, des centres éducatifs, des institutions sociales, des camps d’été, des bibliothèques de lecture, etc. Et en 1884, l’Armée du Salut commence à s’occuper des sans-abri, en particulier des personnes âgées, ainsi que des personnes dépendantes du « serpent vert » et de l’alcool. En 1893, l’une des premières organisations bénévoles de Montréal est fondée, sous le nom de Conseil des femmes de Montréal. Une attention particulière y est portée aux questions relatives à l’enfance, notamment au problème de la mortalité infantile.

Structurer le volontariat

Dès le début du 20e siècle, toutes ces organisations de bénévoles se sont regroupées avec succès par secteurs et domaines d’activité dans lesquels les bénévoles étaient censés travailler et travaillaient effectivement. Parallèlement, au tout début du siècle, en 1900, la première Caisse d’épargne et de crédit Desjardins ouvrait ses portes. L’existence de l’organisme entraîne l’émergence d’un nombre sans précédent de bénévoles au sein des comités et des conseils d’administration. Parallèlement, les coopératives agricoles font leur apparition.

Ce que faisaient les bénévoles au début du 20e siècle. Par exemple, ils ont appris aux habitants à pasteuriser le lait. Ce sont les volontaires qui ont ouvert la pharmacie. Et lorsque la ville a été frappée par une terrible épidémie de grippe espagnole en 1918, ce sont les ambulanciers volontaires qui ont pris soin des malades. La contribution des volontaires pendant la crise de 1929, la Première et la Seconde Guerre mondiale n’a pas été moins importante guerres mondiales. À l’époque, c’est la Société canadienne de la Croix-Rouge qui gère les garderies qui accueillent les enfants, ces 14] femmes qui travaillent dans les entreprises 17) militaires de Montréal et qui n’ont pas le temps de s’occuper de leurs enfants. En outre, des bénévoles travaillent dans les centres de don de sang d’urgence.

En 1937, une autre percée a eu lieu à Montréal. Le premier centre de bénévolat a été ouvert ici en 1937. Désormais, le recrutement des volontaires est professionnalisé, ce qui permet de renforcer le secteur du volontariat. De plus, le centre a commencé à former des volontaires. Au cours de la décennie, des années 1940 aux années 1950, des camps d’été sont créés à cet effet. L’un d’entre eux, le camp de Trois-Saumont, commence ses activités en 1947.

Les années 1960 ne sont pas moins importantes pour le mouvement bénévole. C’est à cette époque que le Québec commence à mettre en place des services bénévoles dans les domaines de la santé et du social. Montréal, bien sûr, n’est pas en reste. Le mouvement bénévole se développe de manière constante et globale. Les années 80 ont été marquées par l’apparition de nouveaux types d’organisations.

Des banques alimentaires, des soupes populaires, des refuges d’urgence, des refuges pour les femmes victimes de violence et bien d’autres institutions ont vu le jour. Et lorsque, à la fin des années 1980 et au début des années 1990, la catastrophe la plus terrible pour l’humanité a été le syndrome d’immunodéficience acquise, c’est-à-dire le sida, les bénévoles montréalais ne sont pas restés à l’écart de cette tragédie. Des groupes et des réseaux de bénévoles se sont formés pour soutenir et protéger les droits des personnes touchées par la maladie.

Le volontariat, c’est notre temps

En ce début de XXIe siècle, la pertinence du bénévolat n’a pas diminué. Ainsi, en 2000, le gouvernement du Québec a adopté la Déclaration nationale sur le bénévolat. Un an plus tard, une politique gouvernementale entrait en vigueur, affirmant que l’action communautaire contribue de façon importante à la vie des citoyens et au développement social du Québec.

En 2003, le Réseau québécois du bénévolat est créé dans la province. Cette structure regroupe la plupart des organismes de bénévolat de là région, y compris les bénévoles de Montréal. De plus, le gouvernement a créé des lignes directrices gouvernementales pour le bénévolat et, en 2004, ce portail gouvernemental, entièrement consacré au travail et aux activités bénévoles, a été mis en ligne.

Aujourd’hui, l’importance du bénévolat n’a pas diminué ou perdu de son importance et de sa pertinence. En effet, les bénévoles sont toujours présents lors d’événements majeurs tels que les expositions, les concerts, les carnavals, les Jeux du Québec ou les festivals de Montréal, les téléthons, les foires, etc.

Sources :

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